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Dès 2008, WOOPA a été élu Lauréat PRÉBAT (Programme de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment), suite à l’appel à projets lancé par l’ADEME et la Région Rhône-Alpes.
Dès 2008, WOOPA a été élu Lauréat PRÉBAT (Programme de Recherche et d’Expérimentations sur l’Energie dans le Bâtiment), suite à l’appel à projets lancé par l’ADEME et la Région Rhône-Alpes.

La génèse du projet

D'un côté, la NEF, une banque à la recherche de nouveaux locaux pour y implanter son siège ; cette banque coopérative est par ailleurs en contact avec QUADRIPLUS GROUPE, un réseau coopératif de bureaux d'études du bâtiment qui, installés sous le même toit à Vaulx-en-Velin dans l'immeuble qu'ils ont réalisé en 1998 (« Les Pléiades »), commencent à se sentir à l'étroit.

De l'autre, une collectivité locale, le Grand Lyon, qui souhaite réaliser une « Maison du développement durable » et qui lance une étude de faisabilité, consultant dans ce cadre des associations et autres structures susceptibles d'être concernées... dont la NEF.
Ainsi s'opère mi-2005 le lien entre les projets des uns et des autres.

Deux ans - Mais ce lien ne se concrétisera que deux ans plus tard sous la forme d'une opération sise au « Carré de Soie » à Vaulx-en-Velin, avec le lancement mi-2007 d'un concours d'architecture pour la réalisation d'un immeuble tertiaire et d'une centaine de logements sociaux.

« Noyau dur » - Entre temps, le projet initié par les élus du Grand Lyon se sera transformé en un projet porté par le mouvement coopératif, notamment par un « noyau dur » composé de la NEF et de QUADRIPLUS GROUPE.

Eté 2005 - Consultés par l'émissaire du Grand Lyon au cours de l'été 2005 dans le cadre de son étude de faisabilité, Jacky Blanc (la Nef) et Bruno Lebuhotel (Quadriplus Groupe) développent l'idée que la « Maison du développement durable » devrait accueillir des entreprises coopératives, l'activité de ces dernières s'inscrivant parfaitement dans le cadre de cette démarche. L'argument fait mouche...mais reste sans lendemain. En effet, devant les conclusions de l'étude, notamment le coût de l'opération, le Grand Lyon renonce à son projet. Jacky Blanc et Bruno Lebuhotel notent alors que parmi les sites retenus par l'étude pour accueillir cette « Maison du développement durable » se trouvait en bonne place celui du « Carré de Soie » à Vaulx-en-Velin pour son accessibilité et sa visibilité.

Début 2006 – De ce fait, les membres du « noyau dur » s'intéressent plus avant à l'aménagement du « Carré de Soie ». Début 2006, ils rencontrent Bruno Dumétier, architecte urbaniste en charge du projet, et Pierre Dominique Guérin, directeur de la mission « Carré de Soie » au Grand Lyon. Emballés par l'enjeu : la création d'un quartier, ils décident de reprendre le projet de « Maison du développement durable », mais sous la forme d'une opération privée, le Grand Lyon prenant alors à sa charge la garantie locative des associations qui s'y installeraient (plutôt que d'accorder des subventions !).

Avril 2006 - Reste à formaliser cette opération et à la « vendre » au Grand Lyon. Et ce, d'autant plus vite que l'aménagement du « Carré de Soie » figurera parmi les projets présentés lors du MIPIM. En avril 2006, le Grand Lyon s'apprête en effet à lancer une consultation sur l'ensemble de l'îlot pour un total de 30 000 m² de droits à construire, dont 10 000 m² de logements (25 % de logements sociaux), le reste se répartissant entre bureaux et commerces.

Juin 2006 - Mais la NEF et QUADRIPLUS GROUPE ne peuvent se positionner : leur besoin ne dépasse pas les 10 000 m² ! Ils se tournent alors vers un promoteur qui se chargerait du volet « logements ». Las, l'opération s'avère difficile à monter sur le plan financier. Toutefois, en juin, les deux partenaires rencontrent les élus du Grand Lyon et présentent leur projet : celui d'un « Pôle économique et solidaire » réunissant leurs deux entités et deux représentations institutionnelles du mouvement coopératif. Les élus se montrent intéressés, mais rien ne bouge : le Grand Lyon ne lance pas son concours !

Fin 2006 - Toujours mobilisés par leur projet, la NEF et QUADRIPLUS GROUPE imaginent une nouvelle proposition qui pourrait intéresser le Grand Lyon : l'achat de gré à gré d'une parcelle en adéquation avec leurs besoins et leurs capacités financières. Entre temps, ils ont convaincu RHONE-SAONE-HABITAT, un promoteur immobilier membre du mouvement coopératif, et BIOCOOP, une coopérative spécialisée dans la distribution de produits « bio » de s'associer au projet. Dès lors, l'ensemble des partenaires « pèsent » 24 millions d'euros de fonds propres et peut s'engager sur 12 000 m², hors logements. Ils envisagent de créer une SCI et formulent une offre.


Mi-février 2007 - À la suite d'un vote du comité de pilotage du « Carré de Soie », les partenaires reçoivent mi-février 2007 un courrier qui stipule : « Le Grand Lyon envisage de vous céder une parcelle du terrain de l'îlot ciblé (sous réserve de capacités financières) : un lot de 20 000 m², y compris les logements ». En contrepartie, le Grand Lyon exige des associés du « Pôle économique et solidaire » qu'ils organisent un concours d'architecture, leur choix étant opéré en accord avec Bruno Dumétier, l'architecte urbaniste en charge de l'aménagement du « Carré de soie ».

Mai 2007 - À partir de mars, les associés partent à la recherche d'architectes ayant des références en matière de bâtiments à haute performance énergétique. Car, dès le début du projet, les partenaires d'alors sont déterminés à réaliser un bâtiment exceptionnel résultant d'une vraie démarche environnementale. Les membres de QUADRIPLUS GROUPE veulent même en faire une vitrine de leurs savoir-faire. En mai 2007, les associés lancent la procédure du concours d'architecture exigeant une réponse deux mois plus tard, fin juillet. Le projet du POLE CARRÉ DE SOIE se concrétise... enfin !